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Ce troisième signe, je l'ai longtemps cherché dans le vocabulaire dont nous avons hérité. La subsidiarité distribue mieux la pyramide, elle ne la défait pas. Le fédéralisme réaménage les étages, il ne change pas la logique d'emboîtement. Le réseau efface les sols. La confédération pose quelque part un centre qui finit toujours par peser. Tous ces mots viennent du même monde que celui qu'ils prétendent dépasser.

Le bien commun suppose une échelle. Le mot “échelle” suggère une verticalité hiérarchique, comme si les communautés humaines s'empilaient les unes sur les autres, du village à la nation, de la nation au continent, du continent à l'humanité, chaque palier englobant le précédent, chaque palier supérieur ayant autorité sur l'inférieur. Cette image est celle qui nous a été léguée par trois siècles de modernité politique. Elle paraît évidente. Elle ne l'est pas.

Comment un commun naît-il, dans nos sociétés contemporaines ? Ici, maintenant, dans une commune péri-urbaine avec ses contraintes réglementaires, ses intérêts contradictoires, ses habitants qui ne se connaissent pas et son conseil communal qui lève l'impôt ?