Et si la véritable révolution était de désirer autrement ?

Chères TomorRodiennes, chers TomorRodiens,

En cette période de rentrée, l'actualité se charge souvent de nous rappeler brutalement à la mécanique du monde. Les crises s'enchaînent dans les journaux, et l'injonction à "repartir" dans la grande roue de la production et de la consommation se fait plus pressante que jamais. Face à ce rouleau compresseur, il est si facile de céder à la fatigue ou au cynisme. Nous savons que notre modèle extractif est à bout de souffle. Nous avons les chiffres, les démonstrations, les preuves irréfutables.

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La dernière pierre que je souhaitais tailler, et que j'ai longtemps repoussée parce que je ne savais pas par quel bout la prendre, est celle du désir. Le désir comme nœud souterrain qui décide en réalité de ce que nous sommes capables de faire. On peut tout savoir sur la dégradation du monde et continuer à vivre exactement comme avant, parce qu'aucun savoir ne suffit à déplacer ce qu'on désire vraiment. Le savoir intervient à un certain niveau de l'existence.

Nouveau chapitre et bonne rentrée : Place à ceux qui viennent

Chers TomorRodiens, Chères TomorRodiennes,

La rentrée est bientôt là, les cours de récréation s'animent et les cartables reprennent le chemin de nos rues. En observant cette effervescence, cette jeunesse repeuplant les trottoirs à pied ou en vélo, je m'interroge sur ce qu'on leur laisse, sur la portée et le poids de nos décisions quotidiennes.

BD

On ne détient pas le commun : on le tient pour ceux qui viennent. Regardons-les, enfin, ces “ceux qui viennent”.

Nouveau chapitre : Acte II - Chapitre 5 : Le maillage de l Archipélie

Chers TomorRodiens, Chères TomorRodiennes,

Alors que cet été 2026 étouffe sous les records thermiques et que l'incendie historique des Hautes Fagnes rappelle cruellement la vulnérabilité de nos sols face au dérèglement climatique, nos débats politiques s’enferment dans la même impasse : promettre que le marché, l'IA et l'extraction sauveront ce qu'ils ont eux-mêmes dévasté. L'illusion tient encore, mais de moins en moins de monde y croit vraiment.

Nouveau chapitre : Défaire le noeud

Chères TomorRodiennes, Chers TomorRodiens,

Et si le problème n'était pas de choisir entre le national et l'européen ?

Guerre en Ukraine, dépendances énergétiques et technologiques, tensions commerciales : partout revient la même idée, l'Europe doit retrouver sa souveraineté. Mais de quelle souveraineté parle-t-on ? Faut-il vraiment choisir entre davantage de pouvoir européen et le maintien des souverainetés nationales ?

Quand l'État botte en touche, on fait quoi ?

Chères TomorRodiennes, chers TomorRodiens,

Dans le dernier chapitre de TomorRode (Acte II — Chap. III : Naître, tenir et essaimer), je pose cette question : comment un commun peut-il émerger dans nos sociétés ?

La réponse est rarement théorique. Un commun naît de la nécessité, là où l'État et le marché échouent.

maillage

"Comment des communautés qui ne partagent ni la même identité ni les mêmes appartenances peuvent-elles se relier sur un même destin ? Non pas sous le signe de l'unité qui efface, ni sous celui de la fragmentation qui isole, mais sous un troisième signe."

identité

Le bien commun suppose une échelle. Le mot “échelle” suggère une verticalité hiérarchique, comme si les communautés humaines s'empilaient les unes sur les autres, du village à la nation, de la nation au continent, du continent à l'humanité, chaque palier englobant le précédent, chaque palier supérieur ayant autorité sur l'inférieur. Cette image est celle qui nous a été léguée par trois siècles de modernité politique. Elle paraît évidente. Elle ne l'est pas.

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Comment un commun naît-il, dans nos sociétés contemporaines ? Ici, maintenant, dans une commune péri-urbaine avec ses contraintes réglementaires, ses intérêts contradictoires, ses habitants qui ne se connaissent pas et son conseil communal qui lève l'impôt ?